Qui sommes-nous?

Le réseau communiste de Fontenay-sous-bois est né en réaction au congrès de Martigues en avril 2000. Il était évident pour un certain nombre de communistes fontenaysiens, que la mutation engagée n'était pas une simple "modernisation" du parti communiste, mais une mutation idéologique profonde, engageant notre parti vers le social réformisme. Nous avons donc décidé de nous organiser en réseau, pour défendre l'identité communiste.

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Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 13:46
LE PARTI COMMUNISTE FRANCAIS PORTEUR D'AVENIR ET DE MODERNITE

Ce titre doit apparaître à certains comme une provocation. En effet, beaucoup de monde attendait l'effondrement électoral du parti communiste.

La droite bien sûr, qui voit à juste titre dans le parti communiste le seul parti qui a encore la capacité de s'attaquer aux racines idéologiques et politiques du capitalisme.

Certains dirigeants du P.S, qui rêvent d'un recentrage en direction du Modem afin d'instituer une bipolarition de la vie politique et voient dans l'existence du P.C.F. un obstacle majeur à leurs rêves.

Certains dirigeants du P.C.F., qui annoncent le déclin inéluctable du P.C.F depuis des années et qui cultivent le castastrophisme pour mieux en conclure que le seul avenir pour le parti communiste c'est de se dissoudre dans une nouvelle force antilibérale comme l'a fait le parti communiste allemand dans Die Linke ( la gauche ).

Tous ont aujourd'hui un problème, non seulement le P.C.F ne s'effondre pas, mais il apporte la démonstration qu'il a la capacité d'unir des forces de gauche, autour non d'un parti, mais d'un projet.

Ces élections mettent notre parti devant ses responsabilités, il y a urgence, on ne peut se contenter de constater l'accélération du bipartisme par le P.S et la mise en place par la L.C.R d'un nouveau parti anticapitaliste sans réagir.

Or, pour agir, il faut un projet anticapitaliste, donc il faut lever l'hypothèque de notre fusion-liquidation dans une force de gauche antilibérale ( Die Linke ). Fusion qui d'ailleurs ne ferait que diviser le parti communiste français en deux partis, cela affaiblirait la gauche anticapitaliste en créant un P.S bis .

Les délégués du parti à notre assemblée nationale extraordinaire, nos électeurs à ces dernières élections, ont parfaitement répondu sur l'utilité du parti communiste, rassembler la gauche anticapitaliste. Il faut donc sortir de l'attentisme, du statu-quo, nous avons fait la démonstration que sur le plan local notre parti peut unir la gauche autour d'un projet, alors pourquoi cela ne serait il pas possible au niveau national ?

Malheureusement depuis des années notre parti au niveau national est paralysé politiquement parce qu'il ne conçoit son avenir uniquement que dans la roue du P.S, sa référence constante à la gauche est ambiguë, effectivement beaucoup de monde se réclame de la gauche, Strauss-Kahn le social libéral, Ségolène Royal  partisane d'un rapprochement avec le parti de la droite libérale de Bayrou, Kouchner le ministre va-t-en-guerre de Sarkozy.

Il faut donc que notre direction arrête de répéter sans arrêt : la gauche, la gauche, la gauche, comme si que cette gauche ne faisait qu'une, cela conforte le bipartisme. Il faut dés maintenant donner un contenu au mot gauche, cela ne peut se faire qu'à partir d'un projet qui permette d'identifier à gauche les uns et les autres, c'est le meilleur moyen de mettre en échec le bipartisme ( P.S  social-libéral et U.M.P  libérale-sociale ).

Le parti socialiste rassemble des gens qui sont très différents politiquement, il serait donc préjudiciable pour l'union de la gauche anticapitaliste de le stigmatiser en tant que parti, comme le fait la L.C.R, mais nous devons mettre en évidence ses contradictions face à un projet de société anticapitaliste. Cela afin de permettre au peuple de gauche de faire un choix, comme il l'a fait lors du référendum sur la contitution européenne en refusant l'Europe libérale contre l'avis des dirigeants du P.S sociaux libéraux.

Ces élections font apparaître également une abstention importante, entre les abstentionnistes et les non incrits c'est prés de la moitié des électeurs potentiels qui ne se sont pas exprimés à ces dernières élections. Ces abstentionnistes se disent déçus par le passage au pouvoir de la gauche sociale-libérale ( la droite la gauche c'est pareil, disent -ils ) Ils ont perdu confiance en la politique.

Il y a donc un potentiel important pour qui à gauche redonnera de l'espoir à cette classe, qui bien que victime du système capitaliste ne voit plus comment s'y opposer et se résigne.

Il n'y a pas de fatalité à la disparition du P.C.F, certes il sort affaibli par des années passées à s'interroger sur son identité et son utilité, il a payé cher politiquement et financièrement sa tentative de mutation antilibérale.

Pour s'en convaincre il n'y a qu'à comparer les 1,9 % de Marie-Georges Buffet candidate antilibérale avec les 9 % des candidats du parti communiste aux cantonales.

A Fontenay-sous-bois le candidat antilibéral aux législatives, qui était un bon candidat issu du parti à fait en juin 2007   1613 voix sur le territoire d'un canton, alors que sur ce même canton la candidate du parti communiste qui  a rassemblé une partie de la gauche fait  2492 voix au premier tour en mars 2008, elle devance la candidate socialiste de 875 voix et se fait élire au second tour sur un canton qui était tenu par la droite. Où sont les valises de plomb que porteraient les candidats communistes ?

                                   Affiche de campagne anti-communiste du candidat de la droite

Aujourd'hui, l'heure n'est plus à l'éffacement du parti communiste, mais à son renforcement.

Notre congrès doit tenir compte de la réalité, il ne faut pas qu'il s'enferme comme prévu dans le saucissonage par thèmes, ce qui empêche toutes réflexions globales sur la situation politique en France. Le parti a besoin, dès maintenant de textes alternatifs qui permettent à sa base militante de se prononcer sur un projet de société anticapitaliste.

Ainsi, la question centrale pour le congrès ne doit plus être : Quelles transformations du P.C.F  ?  Mais : Quel P.C.F pour la transformation ?
Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Congrès extraordinaire
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 14:43

Nous pensons que la priorité pour les communistes aujourd'hui, c'est de se consacrer aux luttes contre la droite et aux élections à venir, Municipales et Cantonales.

En effet, la droite avec bien d'autres rêvent de voir disparaître le parti communiste. Or, la meilleure réponse à leur donner c'est de faire élire un maximum d'élus communistes dans toute la France. Pour Fontenay-sous-bois nous avons fait connaître notre position au lendemain de l'élection législative dans un article intitulé " Les communistes rassembleurs à Fontenay-sous-bois " paru sur notre blog : reseau-communiste-fontenay.over-blog.fr .

Cette volonté de nous consacrer entièrement au combat idéologique et électoral, ne nous a pas fait oublier pour autant que les dirigeants de notre parti ont programmé un congrès pour 2008 dont le thème central est " faut-il aller vers la création d'un nouveau parti ? " Certes, face à la poussée des protestations, ils ont été conduits à annuler le faux congrès prévu pour fin 2007. Mais ils ont maintenu son questionnaire, qui fera l'objet d'une assemblée nationale extraordinaire à la même date.

Ce questionnaire qui se veut une invitation au débat, est difficilement utilisable en l'état par les adhérents. Trop de questions ressemblent à des sujets pour le bac : ex " Dans quelle société vivons-nous ? Quelles sont les nouvelles formes d'exploitation, d'aliénation et de domination ? Ces derniers ne veulent pas passer un examen. Ils veulent juste s'exprimer sur la situation politique d'aujourd'hui.

Par contre ce questionnaire évitera à coup sur ( peut-être est-ce-là sa véritable utilité ) aux dirigeants d'échapper au bilan sur la danse du ventre antilibérale qu'ils ont fait exécuter à notre parti avec le succès que l'ont connaît  ( 1,9 % ) .

Pourtant ce questionnaire n'a pas laissé tout le monde indifférent. Oubliant qu'ils sont responsables de la situation actuelle du parti, certains docteurs honoris causa de la direction se sont investis dans ce questionnaire, pas étonnant, il avait été fait par eux et pour eux.

Dans un déferlement médiatique dont ils ont une casi-exclusivité voir l'Humanité du 10 novembre, ils nous expliquent sérieusement que le seul avenir du communiste c'est de se dissoudre dans une force politique unique avec les associations antilibérales.

Le communiste ainsi rentrerait dans un nouvelle âge selon Roger Martelli " on envisage la constitution d'une force politique unique, dans laquelle des sensibilité existeraient avec leurs marges d'autonomie, dont une composante communiste en tant que telle " Pour Jean-Claude Gayssot " cette nouvelle force politique doit être ouverte avec des communistes, mais aussi des socialistes, des écologistes, des alter mondialiste " puis il précise " Il est temps de dépasser la référence au strict parti communiste  -  " A quoi servirait-il de prolonger des références qui n'ont plus d'avenir "  etc ...

En clair, il faut liquider la parti communiste français, en faisant un congrès de Tours à l'envers.

Visiblement, ils n'ont pas retenu les leçons des élections. En effet, il ne faut pas confondre union et fusion, en politique les lois mathématiques ne s'appliquent pas, dans l'union, la gauche additionne ses forces voir référendum et CPE, dans une fusion, elle les soustrait voir présidentielles et législatives; parce que tout naturellement personne ne se reconnaît dans l'autre et de ce fait ne veut se mettre derrière l'autre. L'echec des élections présidentielles ne leur a pas appris, que fusion égale le plus souvant confusion politique et idéologique.

A l'évidence, le parti communiste doit changer, depuis des années ces mêmes dirigeants, qui nous proposent aujourd'hui une fusion liquidation, ont privilégié les accords d'appareils au détriment du combat idéologique. Cela a conduit à des catastrophes électorales. Il est donc temps de redonner à notre parti sa raison d'être.

La partie de cache-cache idéologique de la mutation arrive à son terme, les adhérents du parti communiste ne peuvent plus faire l'autruche. La liquidation du parti communiste est bien à l'ordre du jour et ses partisans sont très actifs dans les instances de direction du parti. C'est pourquoi il ne faut pas prendre à la légère l'assemblée nationale extraordinaire de 2007.

Nous nous pensons qu'il n'y a pas d'avenir sans le PCF .

 

Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Congrès extraordinaire
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Dimanche 28 octobre 2007 7 28 /10 /Oct /2007 17:39
                                                                      APPEL 
                              
                                         
 Nous ne voulons pas que le PCF se saborde mais qu'il retrouve sa raison d'être

La direction du PCF à incrit à l'ordre du jour de la conférence nationale de décembre 2007 et du congrès fin 2008 la " question de l'existance même du parti ".

De nombreux dirigeants en vue dont la secrétaire nationale évoquent l'hypothèse de la création d'un nouveau parti ( de gauche ) ou d'une nouvelle coalition ( de gauche ) avec disparition du parti ou maintien de son nom comme coquille vide. Nous exprimons notre opposition totale à cette perspective. 

Le résultat désastreux de l'élection présidentielle, atténué par celui du PCF aux législatives, ne traduit pas un " déclin inéluctable " n'en déplaise aux anticommunistes. Nous pensons qu'il a principalament sanctionné l'éffacement de l'identité et des positions communistes.

Si un bilan s'impose aujourd'hui, c'est celui de la stratégie engagée par la direction du parti, dite de la ( Mutation ) . Il est inconcevable qu'il soit esquivé. En 1997, 8 ans après la chute du Mur de Berlin, le PCF était remonté à 10 % des voix. L'abandon des cellules d'entreprise et de quartier a fortement contribué à la perte de plus des trois quarts des adhérents. La participation au gouvernement de la ( gauche plurielle ) qui a loyalement servi les intérêts du capital, la desertion des luttes ont eu de lourdes conséquences sur le parti mais aussi dans la bataille contre la politique au service du MEDEF.

Poursuivre le processus de " Mutation " jusqu'à la liquidation, c'est aggraver le contresens historique au moment où le monde du travail a plus besoin que jamais de retrouver l'outil politique unique en France qu'il s'est forgé historiquement pour mener la lutte des classes.

A l'heure de la mondialisation capitaliste, les fondements théoriques du PCF, actualisés, sont plus valables que jamais qu'il s'agisse de l'analyse marxiste de la lutte des classes, de l'objectif du socialisme, de l'exigence de l'appropriation sociale des principaux moyens de production et d'échange, de la défense du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes...

La forme d'organisation du PCF a permis à des millions de travailleurs d'intervenir dans la vie politique du pays, directement sur le lieu d'exploitation et de vie, dans les entreprises et les quartiers, la présence du Parti dans les institutions étant conçue comme relais des luttes.

Les communistes n'ont pas à rougir de l'histoire de leur parti. Le choix fondateur de 1920 de rompre avec le réformiste et l'aménagement du capitalisme a été fécond. La théorie et l'organisation révolutionnaires du PCF ont contribué de manière décisive aux grandes conquêtes sociales que les gouvernements successifs s'appliquent à démolir. Il a joué un rôle majeur dans le Résistance, contre les guerres coloniales ... Fidèle à ses grand idéaux, le PCF doit assumer son histoire, y compris ses contradictions et mener une analyse critique des expériences socialistes dans le monde, mais non se renier.

Le capitalisme a beaucoup regagné de terrain mondialement depuis 20 ans. Il est capital pour le monde du travail en France, comme internationalement, que ce grand parti qu'est le PCF, résiste à la dérive générale idéologique et politique à droite, contrairement aux autres partis.

L'affaiblissement politique du PCF avec la " Mutation " n'est déjà pas pour rien dans l'élection de Sarkozy et dans ses prétentions.

Au contraire, la campagne des communistes pour le NON à la constitution de l'UE du capital, leur action quand ils sont dans les luttes montrent que le PCF, quand il retrouve sa raison d'être, peut redonner une perspective contre le capitalisme et le mettre en échec, au moment où ailleurs dans le monde, particulièrement en Amérique Latine, le socialisme est remis à l'ordre du jour par les peuples.

Signataires de cet appel communistes, membres ou anciens membres du PCF, sympathisants, nous voulons intervenir pour que la PCF retrouve toute sa raison d'être. Les salariés, le monde du travail, le pays tout entier en ont besoin pour l'avenir. 






Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Congrès extraordinaire
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 09:51
    Pour ceux qui prétendent que le parti communiste est sans avenir, la fête de l'Humanité leur a démontré le contraire. Non seulement il y avait beaucoup de monde ( le stand de Fontenay-sous-bois a battu tous ses reccords des années précèdentes ), mais aussi à cette occasion la base militante a pu faire connaître sa volonté de redonner au parti communiste sa raison d'être, comme l'atteste les mots d'ordre au fronton de nombreux stands.
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Pour le stand de Fontenay-sous-bois par contre le mot d'ordre au fronton était d'une clarté politique déconcertante " AUDACE INNOVATION ... POUR L'AVENIR " aucune référence au PCF. Mais cet oubli sans doute volontaire de la part de certains qui ne cachent pas leur soutien aux thèses de Roger Martelli et de Jean-Claude Gayssot sur la refondation du parti en force de gauche, n'a pas été apprécier par des militants de base. En effet, ils ont rajouté au fronton du stand un PCF et à l'intérieur agraffé des affiches du parti invitant à garder la parole et à rejoindre le PCF.

050.JPG Cette réaction de la base militante n'est pas un cas isolé sur la fête, les discusions les débats sur de nombreux stands font apparaître que cette base militante n'est pas décidé a abandonner le PCF et son idéologie, non pour opérer un repli sectaire, mais au contraire pour mieux unir les forces anticapitalistes autour d'un projet de société qui remette réellement en cause les bases du capitalisme. Cela contraste à l'évidence avec les déclarations des principaux dirigeants du parti qui assayent de nous convaincre de la nécessité à dissoudre ou à refonder le PCF dans une nouvelle force de gauche réformiste.

Ce décalage entre les aspirations de la base militante et de la quasi totalité des dirigeants actuels du parti, explique sans doute ce qui a poussé ces mêmes dirigeants à programmer un faux congrès, dans lequel cette base n'aura aucun moyen de faire connaître son avis, puisque les dirigeants serons reconduits automatiquement et qu'aucun texte alternatif ne sera permis sur le bilan de la mutation réformiste engagée depuis le congrès de Martigues par Robert Hue ( 3,5 % ) et reprise par Marie-Georges Buffet avec le succés que l'on connait ( 1,9 % ) .

Il faut vraiment que la direction actuelle du parti ait peur de sa base militante pour ne pas vouloir lui donner la parole au congrès. En effet, elle préfére remplacer le vote sur un texte de fond comme le prévoit les statuts, par un questionnaire-sondage ouvert aux non adhérents, sachant que les sondages sont toujours fait au profit des sondeurs.

L'énorme succés de la fête de L'Humanité n'a été rendu possible en grande partie, que grâce à l'engagement, au dévouement, à l'éfficacité, au courage de la base militante du parti. Certains de nos dirigeants feraient bien de s'en souvenir avant de programmer la liquidation de notre parti. 

Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Congrès extraordinaire
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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 09:13

Les statuts du parti communiste sont clairs, un congrès extraordinaire est un congrès hors des délais statutaires de trois ans, mais pas hors des statuts. Aussi conformément au chapitre 3 art 8 des statuts : Les communistes procèdent en congrès aux choix d'orientations et à l'élection des comités exécutifs ...

Or, ce qui nous est proposé aujourd'hui pour ce congrès, ce n'est pas de faire des choix d'orientations ou d'élire nos comités exécutifs locaux et nationaux, mais c'est uniquement de remplir un questionnaire qui devra permettre à une direction inamovible et qui n'est plus représentative, de formuler des questions pour le prochain congrès de fin 2008, qui lui procédera aux choix d'orientations et aux élections.

Le 6 et 7 octobre, le conseil national va décider du projet de base commune ( questionnaire ) qui sera soumis aux adhérents pour le congrès. Les statuts prévoient ( chapitre 3 art 11-1 ) qu'a partir de cette date, un délai d'au moins cinq semaines est donné aux adhérents pour prendre connaissance de ce projet de base commune et qu'a l'issue de cette période deux cents adhérents issus d'au moins dix fédérations peuvent proposer un base alternative, qui doit être soumise aux votes des adhérents. Le congrès étant programmé pour le 8 et 9 décembre, il est impossible compte tenu des délais nécessaires pour organiser une telle consultation, de respecter les statuts.

Par ailleurs, à chaque congrès les adhérents doivent pouvoir déterminer la base commune de dicusion, celle-ci ne peut donc être déterminée lors d'un congrès précèdent. en un an les données politiques sont forcément trés différentes.

Sur la forme questionnaire, comment choisir à partir de milliers de réponses individuelles les bonnes questions qui seront seules évoquées au précédent congrès ? Ce choix sera forcément arbitraire, donc antidémocratique.

En conséquence le congrès du 8 et 9 décembre 2007 n'est ni statutaire ni démocratique.

Comment un conseil national a-t-il pu accepter ce faux congrès ?

Les communistes ont actuellement besoin de faire le bilan de la dernière période, de donner leur avis, de faire des choix idéologiques, politiques. Il veulent l'union des forces de gauche anticapitaliste, mais pas la liquidation du PCF. Or à la place on leur propose de répondre à un questionnaire, afin de les sonder sur leurs connaissances du marxiste, sur les théories économiques libérales et sur l'utilité du parti communiste. Bref, n'ayons pas peur des mots de les sonder sur la liquidation du parti communiste et cela au profit d'un nouveau parti de gauche, dans lequel le PCF perdrait son identité, sa liberté de décision et d'action, comme cela est déjà le cas au niveau européen avec le groupe: gauche unitaire européen et gauche vert nordique.

Ce congrès apparaît donc de plus en plus comme une diversion de la direction actuelle, qui ne veut pas affronter les débats de fond sur son bilan et sur ses choix avenir. En effet, cette direction a besoin de temps pour convaincre les adhérents que c'est le parti communiste qui a échoué, alors que la dernière période au contraire démontre clairement, que c'est la mutation réformiste, l'éffacement du parti communiste au profit des listes antilibérales aux élections présidentielles et législatives, qui a échoué.

Les communistes qui refusent la liquidation de leur parti, doivent agir avant qu'il ne soit trop tard, ce congrès est conçu comme une nasse ou dés qu'on s'y est engagé, il est impossible de faire demi-tour pour échapper au congrès refondateur-liquidateur de fin 2008. Il faut donc saisir d'urgence la commission des conflits sur le non-respect des statuts ( chapitre 6 art 23 ) et commencer dés à présent à constituer la liste des deux cents adhérents issu d'au moins dix fédérations qui déposeront une base alternative.

La situation est trop grave pour que les adhérents se laissent déposséder de leur seul moyen d'expression, le vote sur un texte alternatif.

Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Congrès extraordinaire
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 11:55

IL FAUT DONNER LA PAROLE A LA BASE MILITANTE DU PARTI !

Le conseil national du PCF vient de convoquer un congrès extraordinaire, qui doit servir à s'interroger sur les questions à mettre à l'ordre du jour du congrès ordinaire prévu fin 2008.

Ce congrès sera tellement extraordinaire, qu'il n'y aura aucun texte alternatif permettant à la base militante de se faire une opinion et de se prononcer sur les différents courants qui traversent actuellement notre parti. En conséquence dans ce congrès, on ne modifiera pas les orientations politiques, ni les directions. On se parlera, on invitera des amis, puis on se quittera, en se disant qu'on se reverra fin 2008 pour décider.

Bref, un vrai congrès salon thé.

Or, il ne se passe pas une semaine où des dirigeants du parti font savoir qu'ils ne croient plus à la "forme parti" et annoncent la création ou leur participation à de nouvelles organisations. Les communistes dits "unitaires" avec Roger Martelli, les refondateurs, les collectifs alternatifs 2007, les communistes dits 21, avec Fabienne Pourre du courant Robert Hue, l'appel de "Gauche Avenir" pour redéfinir en dehors du parti de nouvelles aspirations, avec Francis Wurtz, Jean-Claude Gayssot, Claude Cabanes, Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Ivan Levaï etc...

Le conseil national en convoquant un congrès extraordinaire sans aucune possibilité pour les adhérents de base de se prononcer sur les orientations idéologiques et politiques de leur parti, favorise ces nouvelles organisations et collectifs qui préconisent des débats hors du parti. Toutes les forces de gauche prévoient une recomposition du paysage politique pour la rentrée 2007. La plupart des dirigeants de notre parti ont l'intention de participer à cette recomposition à travers leurs organisations et collectifs et prônent ouvertement la mutation du parti communiste en parti de la gauche antilibérale et pendant ce temps-là les adhérents du parti feraient un congrès salon thé, sans texte de fond, donc sans intérêt.

Il y a urgence, nous ne pouvons laisser notre parti se décomposer, sans rien dire, sans rien décider. En effet, chacun sait par expérience que dans le type de congrès que le CN a programmé, les adhérents de la base militante ont peu de chance de se faire entendre.
Ces débats informels fractionnés par thèmes sont sous le règne des docteurs honoris causa du parti et du "cause toujours", aucun vote n'intervenant, la synthèse des discussions appartient aux dirigeants à chaque échelon, section, fédération etc... Ainsi, une idée majoritaire à la base peu devenir minoritaire au sommet.

La situation est trop grave pour que les adhérents se laissent déposséder de leur seul moyen d'expression, le vote sur un texte.

Le parti doit affronter ses contradictions, ce n'est pas en mettant le couvercle sur la marmite et en remettant à plus tard les décisions importantes, comme le fait le CN, que le parti affrontera au mieux les élections municipales.

Par conséquent, il faut que tous les courants puissent s'exprimer à travers des textes, à l'intérieur plutôt qu'à l'extérieur du parti. les adhérents doivent pouvoir voter sur ces textes. Il faut que cette consultation soit démocratique (temps nécessaire aux débats , vote dans les sections, un jour donné et sous le contrôle de tous). Il faut qu'il en découle une représentation proportionnelle dans toutes les instances du parti, y compris à la direction, c'est le seul moyen pour préserver l'unité du parti. Il ne faut pas que l'on revive la situation d'aujourd'hui, où on a un CN et des dirigeants qui ne sont pas représentatifs de l'ensemble du parti.

Ne nous laissons pas enferner dans ce congrès "salon de thé", produisons dès à présent des textes de fond, qu'il faudra imposer à la dicussion et au vote des adhérents lors du congrès extraordinaire. Les communistes ne peuvent pas rester les bras croisés, quand il y a le feu à leur maison.

Notre parti a démontré dans le passé qu'il pouvait débattre et se battre en même temps, nous sommes condannés à faire les deux dès à présent, l'histoire ne nous attendra pas jusquà fin 2008.


Réseau communiste de Fontenay-sous-bois                          25 juin 2007

Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Congrès extraordinaire
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 08:46

    Les communistes rassembleurs à Fontenay-sous-bois


Dans notre lettre aux communistes de Fontenay-sous-bois diffusée avant les élections législatives, nous mettions en évidence le rôle de pilier de la gauche que joue le parti communiste à Fontenay-sous-bois.

L'analyse des résultats de l'élection législative confirme cette appréciation, En effet, notre parti a fait la démonstration qu'il était incontestablement la première force de la gauche à Fontenay-sous-bois et que de ce fait il était le mieux à même d'unir l'ensemble de la gauche sur cette ville.

Après ce beau combat électoral et un désistement sans faille en faveur du candidat de gauche le mieux placé sur la circonscription, il faut être réaliste, la campagne pour la liste de la gauche anti-libérale de rassemblement a été conduiit à plus de 95 % par les militants du parti communiste (distribution de tracts, collage des affiches, tenue des bureaux de vote, financement ). Bien sûr cela ne retire rien à la bonne campagne personnelle menée par Gilles, Clémentine et nos amis et camarades anti-libéraux, mais cela met en évidence l'importance du parti à Fontenay-sous-bois.

Il serait donc stupide que le parti communiste se replie sur une identité anti-libérale, comme le prônent certains de nos dirigeants, qui bien que responsable de la situation actuelle, lancent des appels à la création de nouveaux partis dits unitaire anti-libéral, communiste 21 et de la gauche avenir, alors que la base militante aspire massivement à l'unité du PCF.  Pour cette base, reconstruire une union populaire, s'ouvrir, bouger, réflechir, débattre n'implique pas obligatoirement la disparition du parti communiste comme l'affirment ces dirigeants.

En effet, les élections présidentielle et législative ont démontré clairement que ce n'est pas en remplaçant l'identité communiste par l'identité anti-libérale que nous servons le mieux l'union de la gauche authentique, bien au contraire.

De nouveaux combats nous attendent, nous devons pour les gagner procéder à un réarmement idéologique de notre parti, nous devons être porteurs d'un projet de société qui permette de nous identifier, afin de mieux rassembler. Il faut arrêter de faire tourner les tables pour demander au peuple de gauche ce qu'il attend de nous. Ces élections ont démontré clairement, que ce qu'il attend de nous, c'est que nous soyons porteurs de l'espoir d'un véritable changement, que nous soyons nous mêmes, que nous menions le combat idéologique, politique avec une logique de classe, le monde du travail contre celui de la spéculation financière, anticapitaliste contre capitaliste, humaniste contre la logique inhumaine du capitalisme.
A  Fontenay-sous-bois notre parti a une responsabilité, rassembler toute la gauche, comme il le fait depuis des années à la plus grande satisfaction de la population, aussi, tout repli sectaire sur un antilibéralisme mal identifié, serait réducteur pour l'union, donc suicidaire.

Nous devons unir dans le respect de la représentativité et de l'identité de chacun.

Réseau communiste de Fontenay-sous-bois

Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Elections législatives
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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /Mai /2007 12:46
ELECTION LEGISLATIVE, POUR BATTRE LA DROITE,
IL FAUT SORTIR DE LA CONFUSION.



Nous avons payé cher l'abandon de l'identité communiste, nous devons tirer la leçon de l'élection présidentielle et ne pas renouveler cette erreur pour l'élection législative.


En effet, la mutation réformiste conduite depuis des années par les directions successives du parti, a désarmé idéologiquement notre parti et par conséquent les salariés victimes du système capitaliste, les rendant ainsi perméables aux arguments de la droite la plus dure. La perte d'identité du parti, l'absence de tout projet de société crédible, la confusion entretenue entre antilibéralisme et anticapitalisme, ont fait perdre aux salariés tous leurs repères idéologiques, leur conscience de classe. Alors qu'à droite leur conscience de classe étant claire et décomplexée, la bataille idéologique a été conduite à son plus haut niveau.

Le conseil national ne semble pas avoir pris conscience de sa responsabilité dans la catastrophe électorale, même si on tient compte du vote "utile" (dans le Val de Marne, avec un président du Conseil Général et de nombreux Maires PCF, la LCR fait plus de voix que le PCF, soit 19233 voix pour le PC 3,05% et 22153 voix pour LCR 3,51% ).
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Comme pour l'échec de la candidature de Robert Hue (candidat de la mutation réformiste) Marie-George Buffet (candidate de la gauche antilibérale), il n'y a pas eu d'analyse de fond sur les raisons de leur échec. On verra plus tard, dans un congrès, que la direction actuelle maîtrisera comme d'habitude totalement. Elle prévoit déjà d'y faire participer des non communistes, des antilibéraux. Donc, on ne change pas, on continue la mutation antilibérale suicidaire pour le parti.

Pourtant, la remontée électorale du parti est nécessaire pour redonner de l'espoir aux travailleurs, victimes du système capitaliste et pour permettre aux partis de la gauche authentique de se rassembler autour d'un projet commun, comme ils l'ont fait pour dire NON au référendum sur la constitution européenne et pour s'opposer au CPE.

En effet, la remontée électorale du parti, ce n'est pas un problème de boutique, ni pour célébrer le culte de la faucille et du marteau pendant que d'autres antilibéraux et unitaires, concient de la détresse des travailleurs lutteraient dans des collectifs contre le sectarisme des partis, qui empêche toute union.

Non, la remontée du parti communiste est nécessaire parce que ce parti est le seul à être  porteur d'une idéologie qui remet en cause les racines du capitalisme et pas seulement le stade actuel de son développement, le libéralisme. Effectivement, on peut être contre le libéralisme, mais ne pas rejeter pour autant le système capitaliste, cela s'appelle le réformisme.

C'est pourquoi, quand le réseau communiste dénonce la mutation réformiste du parti, ce n'est pas par nostalgie d'un monde disparu. Au contraire, c'est pour rendre au parti sa capacité à redonner aux travailleurs une concience de classe, afin de leur permettre d'affronter idéologiquement la droite sarkozienne, Pour cela, il faut, effectivement, qu'il sorte de cette mutation réformiste antilibérale, de ce communisme honteux, complexé, qui le cantonne dans le revendicatif et le sociétal.

Défendre l'identité communiste, c'est aussi s'opposer à ces dirigeants, qui ont conduit notre parti là où il est aujourd’hui et qui au lieu de reconnaître leurs responsabilités dans ce désastre, veulent au contraire poursuivre leur mutation liquidation du parti communiste, en le refondant dans un nouveau parti ou mouvement de la gauche antilibérale, comme nous y invitent, à l'automne prochain, nos camarades dits unitaires et antilibéraux pro Bové (ce dernier venant de rallier Ségolène Royal, qui lui a confié une mission).

En effet, ce dont a besoin le plus aujourd'hui le peuple de gauche, ce n'est pas la création d'un nouveau parti antilibérale fourre-tout, qui ajouterait à la confusion, mais d'un parti communiste ouvert, décomplexé, qui défend son identité et d'une prise de conscience de l'ensemble des forces de la gauche authentique, sur la nécessité de s'unir pour battre un capitalisme triomphant. Il ne faut pas confondre union et confusion.

Pour l'élection législative à Fontenay-sous-bois, les communistes doivent sortir de cette confusion

 Pour permettre sa remontée électorale, le parti communiste doit présenter partout où cela est possible un candidat et ailleurs soutenir un candidat de gauche, antilibéral, LCR, Verts ou PS, afin de faire barrage à la droite sarkozienne.

Mais, il faut être clair, seul les candidats présentés par le parti communiste, c'est-à-dire rattachés administrativement au PCF, participerons à la remontée électorale de notre parti. Les candidats soutenus par le parti communiste bénéficieront au parti auquelle la liste est rattachée administrativement ( antilibéraux, PS, Verts, LCR etc...)

Notre réseau a fait une lettre ouverte aux communistes pour les alerter sur la nature incertaine de la liste antilibérale et afin que notre camarade Gilles Saint-Gal soit rattaché administrativement au PCF et non à SEGAS association de financement national choisi par : Gauche alternative 2007, comme il était envisagé par certains   ( voir pièce jointe).
Aujourd'hui, Gilles Saint-Gal est rattaché administrativement au PCF et en tant que tel, il siégera dans le groupe communiste, s’il est élu.

En conséquence pour battre la droite, nous soutenons la liste d'union de la gauche antilibérale de rassemblement, conduite par
Gilles Saint-Gal (présenté par le parti communiste)
 et
Clémentine Fardoux ( militante syndicale et associative).

Mais, pour que cette campagne ne se traduise pas par l'effacement du parti communiste, nous demandons à tous les camarades qui veulent faire une campagne unitaire, mais néanmoins communiste, de se mobiliser .

Réseau communiste de Fontenay-sous-bois                                              
16 mai 2007


PS : Le réseau communiste de Fontenay-sous-bois vient de créer son blog à l'adresse suivante : http://reseau-communiste-fontenay.over-blog.fr
Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Elections législatives
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Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /Avr /2007 14:55

"Cesser de jouer à ce Monopoly où toutes les cases sont la propriété des capitalistes."

Par Jacques Damiani et Alain Depoilly, réseau communiste de Fontenay-sous-Bois, Réseau communiste de Fontenay-sous-Bois.

Aujourd’hui, dans l’élection présidentielle, une question se pose à tous : que devient le Parti communiste français ? 

La situation révèle a confusion idéologique engendrée par la mutation du Parti, ses dirigeants s’éclatent dans tous les sens. D’un côté les communistes refondateurs, qui appellent à soutenir la candidature de José Bové, de l’autre les communistes dits unitaires qui appellent en principe à ne soutenir personne pour la présidentielle, mais qui pour les élections législatives constituent un mouvement (Gauche unie antilibérale) qui aura pour objectif de présenter des candidats dans chaque circonscription. Pour finir, les communistes dits officiels, Marie-George Buffet et la quasi-totalité des élus, qui se présentent à l’élection présidentielle sous l’étiquette de la gauche populaire antilibérale.

 
Dans tous les cas de figure, le Parti communiste disparaît du paysage électoral pour toutes les élections à venir. Mais pas seulement, les communistes refondateurs et unitaires remettent en cause sa forme d’organisation en parti, au profit de celle d’un mouvement, association, réseau, plus apte disent-ils à unir les forces de gauche antilibérale. 

Si nous nous engageons dans cette voie, ce n’est plus une union où chacun peut garder son identité et sa capacité de décider et d’agir dont il est question, mais bien d’une fusion. 

Des questions se posent aussi aux communistes dits officiels, qui se présentent sous l’étiquette gauche populaire antilibérale (contre la volonté de la gauche antilibérale qui présente un candidat) : est-ce la meilleure façon de défendre l’identité communiste ? N’est-ce pas rajouter à la confusion, que de laisser penser qu’entre une candidature de la gauche antilibérale et une candidature communiste, il n’y a aucune différence ?

 
Nous sommes un certain nombre d’adhérents du Parti communiste à penser qu’il y a une différence. Une candidature antilibérale, ce n’est pas une candidature anticapitaliste et encore moins une candidature communiste. L’antilibéralisme conteste uniquement certaines conséquences du capitalisme, pas ses causes. Aussi, nous pensons que notre Parti ne doit pas disparaître du paysage électoral, non pour des raisons de boutiquier, qui feraient passer l’intérêt de leur Parti avant celui du peuple de gauche, mais au contraire parce que le peuple de gauche a besoin d'un parti qui remet en cause, non seulement le libéralisme, mais aussi les bases du système capitaliste. Le communisme ne peut pas se dissoudre dans l’antilibéralisme. 

Il faut tenir compte de la leçon de la dernière élection présidentielle. 

Les travailleurs, les salariés qui chaque jour voient leurs conditions de vie se dégrader, attendent de nous communistes autre chose que des calculs électoralistes où des aménagements au système capitaliste. Ils attendent que nous soyons porteurs d’espoir, d’un projet de société qui ne ferme pas leur entreprise, moderne, efficace, rentable ; par pure spéculation financière. Ils attendent que leur santé, l’éducation de leurs enfants, leur retraite ne soient plus sacrifiées pour maintenir les taux de profits des actions en Bourse ou des fonds de pension étrangers. Ils attendent que l’Europe ne leur impose plus l’ultralibéralisme et d’être citoyen d’une nation sans pouvoir. Ils entendent changer les bases de la société, pour ne plus jouer à ce Monopoly où toutes les cases sont la propriété des capitalistes. 

Aussi, il faut que le Parti communiste redevienne ce qu’il était, un parti révolutionnaire, qui a le courage de dire qu’il ne peut y avoir de pouvoir politique sans pouvoir économique et qu’il ne peut y avoir de pouvoir économique sans propriété économique. 

Nous voulons redonner un sens au mot et au vote communiste. La gauche (antilibérale, anticapitaliste) est actuellement divisée, parce qu’on a voulu la fusionner dans un même mouvement antilibéral. Or, cette gauche a des approches différentes pour remettre en cause la société capitaliste. En conséquence, personne n’a voulu se mettre derrière personne, cela était prévisible. L’échec de cette fusion met en évidence que c’est uniquement en constituant une véritable union où chacun garde son identité, en se battant les uns à côté des autres (CPE, référendum) que nous pourrons battre la droite. Cette véritable union ne passe pas par l’effacement du Parti communiste, voire par sa disparition, comme certains le souhaitent. En effet, les travailleurs, les salariés ont besoin de l’union de la gauche antilibérale et anticapitaliste pour battre la droite, mais cette union a besoin d’un Parti communiste fort. 

Pour que notre Parti puisse jouer son rôle de parti révolutionnaire au service des citoyens, il faut qu’il sorte 
de cette mutation-fusion-liquidation. Mais il faut aussi qu’il reste uni. Par conséquence, pour maintenir l’unité et pour ne pas nous tirer une balle dans le pied : Nous appelons à voter pour Marie-George Buffet.

Par Réseau Communiste de Fontenay/bois - Publié dans : Elections présidentielles
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Vendredi 28 avril 2006 5 28 /04 /Avr /2006 21:06

PCF-sur-les-rails.jpg Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes ! 

Communistes (que nous ayons la carte ou que nous ne l’ayons plus),
rassemblons-nous pour rompre avec la «Mutation-disparition» du PCF et développer l’action communiste!



33EME CONGRES DU PCF

PROPOSITION ALTERNATIVE DE BASE COMMUNE

25 DECEMBRE 2005



 

1)- Le 29 mai, les luttes ouvrent une voie.

2)- Les communistes peuvent et doivent relever le défi!

3)- La « Mutation » : un contresens par rapport aux exigences de la situation politique qui précipite le PCF dans le mur.

4)- La gravité des abandons théoriques, du contrefeu à l’idéologie dominante

5)- L’effacement du PCF toujours à l’ordre du jour !

6)- La rupture avec la « Mutation » ne peut être que l’œuvre des communistes eux-mêmes

A propos des candidatures communistes


PARTIE 2 :

UNE BASE POUR RELANCER L’ACTION COMMUNISTE PARTOUT OU SE TROUVENT LES COMMUNISTES

I)- Plus que jamais, l’exigence de rupture avec le capitalisme !


II)- La situation en France


III)- 55% : le commencement d’une majorité. Priorité au mouvement populaire.


IV)- Agir dans les luttes pour des ruptures immédiates, développer un programme communiste, dans une perspective de rupture avec le capitalisme: le socialisme

V)- Combattre l’Union européenne, instrument régional de la mondialisation capitaliste


VI)- Renforcer la lutte internationaliste


VII)- Faisons vivre et développons l’organisation révolutionnaire du PCF pour qu’il redevienne un parti de classe et de masse !


Le 29 mai, 90% de la classe politique s’est regroupée dans une « Union sacrée » pour le OUI à la « constitution européenne » au service de la mondialisation capitaliste.
55% des électeurs ont dit NON.

Ce résultat, révélateur de l’ensemble de la situation politique de notre pays, illustre à lui seul le rôle et la place que devrait et pourrait tenir le PCF dans notre pays. La période de la campagne a montré, dans une certaine mesure, que le PCF pouvait regagner de la crédibilité quand il semble reprendre une position de lutte.

Le 29 mai a fait apparaître aussi de façon encore plus flagrante le contresens des orientations stratégiques de la « Mutation » engagée par la direction du Parti depuis 1994, formulée en 2000 au Congrès de Martigues puis confirmée aux 31ème et 32ème congrès.
Ces choix d’effacement de l’identité du Parti, d’intégration dans la « gauche » réformiste qui gère loyalement les affaires du capital, d’abandon de l’action sur le terrain de classe pour privilégier la figuration dans les institutions, de sabordage de l’organisation de masse du Parti ont conduit au désastre des 3,37% en 2002,  à l’élimination des 4/5èmes des adhérents. Ils font perdre au Parti sa raison d’être et remettent en cause l’acquis historique décisif du Congrès de Tours. 

Dès le soir du 29 mai, la direction du Parti s’est placée ouvertement dans la poursuite de la ligne de la « Mutation » en tendant la main au oui « de gauche » et en réclamant, en dépit du vote populaire, la « renégociation » du projet de « constitution » européenne.
Son « projet de base commune » pour le 33ème congrès, adopté le 10 décembre, met à l’ordre du jour la continuation des choix de la « Mutation ». Pour ce faire, il tente même de soustraire complètement son bilan catastrophique, pourtant essentiel, des débats du congrès. Logique : sa perspective centrale est de créer les conditions du « rassemblement de toute la gauche » pour 2007, un remake de 1997/2002.

L’objectif du texte qui suit est d’exprimer au contraire le plus fortement possible la nécessité pour le monde du travail, pour le pays comme pour le Parti de rompre avec cette « Mutation-disparition ».
Il ambitionne de rassembler le maximum de camarades, avec ou sans carte, à l’occasion du congrès, mais également ensuite et de servir de base pour mener et relancer l’action communiste le plus largement possible, dans l’entreprise, le quartier, le village pour alimenter et animer les luttes, en s’émancipant de la ligne de la Mutation et des directions nationales et départementales qui la mettent en œuvre. Il vise à être un point d’appui pour faire vivre les structures de base abandonnées par la « Mutation ».
C’est la meilleure façon de la contrecarrer. C’est aussi et d’abord une nécessité pour combattre dès maintenant la politique de casse du pays, au service du MEDEF, poursuivie et aggravée par le gouvernement.

Ce texte s’adresse à tous communistes qu’ils soient adhérents du PCF ou qu’ils ne le soient plus, notamment depuis et à cause de la « Mutation ». L’avenir du PCF nous concerne tous. Nous n’avons pas de Parti communiste de rechange.

Ce que représente le PCF et ce que représente le parti de la Mutation sont profondément contradictoires. Les dirigeants « mutants », même s’ils tiennent la majeure partie de l’appareil, ne pourront pas éternellement tenir cette contradiction, surtout si les communistes ne les laissent pas faire.

Plus que jamais, il y a besoin d’un parti communiste pour une alternative anticapitaliste. Le monde doit changer de base. Le PCF doit retrouver la sienne !
Par Réseau Communiste de Fontenay/bois
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